{"id":7668,"date":"2021-03-21T10:55:00","date_gmt":"2021-03-21T10:55:00","guid":{"rendered":"https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/racines-des-arbres-et-des-cultures-et-champignons-du-sol-un-partenariat-pour-loptimisation-de-la-production-agroforestiere-en-climat-tempere"},"modified":"2021-03-21T10:56:32","modified_gmt":"2021-03-21T10:56:32","slug":"racines-des-arbres-et-des-cultures-et-champignons-du-sol-un-partenariat-pour-loptimisation-de-la-production-agroforestiere-en-climat-tempere","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/racines-des-arbres-et-des-cultures-et-champignons-du-sol-un-partenariat-pour-loptimisation-de-la-production-agroforestiere-en-climat-tempere?lang=fr","title":{"rendered":"Racines des arbres et des cultures, et champignons du sol &#8211; un partenariat pour l&#8217;optimisation de la production agroforesti\u00e8re en climat temp\u00e9r\u00e9"},"content":{"rendered":"<div class=\"field field-name-field-teaser-150 field-type-text-with-summary field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<div class=\"field field-name-field-teaser-150 field-type-text-with-summary field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<p><strong>Source<\/strong>: Robert Borek and Andrzej Ksi\u0119\u017cniak (IUNG)<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<p>La mycorhize est avant tout un partenariat nutritif entre un champignon et une plante. En \u00e9change des hydrates de carbone absorb\u00e9s par le champignon \u00e0 partir du tissu racinaire de la plante, les plantes, \u00e0 travers les hyphes fongiques, gagnent un meilleur acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;eau et aux nutriments dans le sol.<\/p>\n<p>L&#8217;inoculation mycorhizienne des plantes peut entra\u00eener une augmentation de la productivit\u00e9 des cultures par l\u2019activation de la croissance, l&#8217;am\u00e9lioration de la r\u00e9sistance face aux stress environnementaux (s\u00e9cheresse, salinit\u00e9, carence nutritive, m\u00e9taux lourds, pH du sol d\u00e9favorable), la lutte biologique contre les pathog\u00e8nes (actifs et passifs). Les champignons augmentent la diversit\u00e9 et l\u2019abondance des microorganismes du sol. Ils participent \u00e9galement \u00e0 la formation de la structure du sol (humus) en raison de la d\u00e9composition rapide du carbone par les hyphes et de l\u2019activit\u00e9 de la glomaline et des lipopolysaccharides qu&#8217;ils produisent.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<p><strong>Types de mycorhizes et leur r\u00f4le dans les syst\u00e8mes agroforestiers<\/strong><\/p>\n<p>Les sols arables ont, par rapport aux sols forestiers, des propri\u00e9t\u00e9s physiochimiques distinctes et h\u00e9bergent diff\u00e9rents ensembles de micro-organismes du sol, en particulier concernant les bact\u00e9ries et les champignons (Paul et Clark 1988). Les sols arables sont domin\u00e9s par des champignons endomycorhiziens symbiotiques (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9s mycorhizes arbusculaires) qui colonisent les racines de pr\u00e8s de 90% des plantes herbac\u00e9es : gramin\u00e9es, c\u00e9r\u00e9ales, l\u00e9gumes et plantes-racines. La symbiose arbusculaire est pr\u00e9sente dans certaines plantes ligneuses et arbustes fruitiers comme le pommier, le cerisier, le noyer, le peuplier, le saule, le robinier faux-acacia, le m\u00fbrier, le fr\u00eane, le cornouiller. Un autre type de symbiose commune est la mycorhize \u00e9rico\u00efde, par exemple sur canneberge, et myrtille.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_4486\" style=\"width: 298px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4486\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-4486 size-full\" src=\"http:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_1.jpg\" alt=\"\" width=\"288\" height=\"270\" srcset=\"https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_1.jpg 288w, https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_1-195x183.jpg 195w\" sizes=\"(max-width: 288px) 100vw, 288px\" \/><p id=\"caption-attachment-4486\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1 Arbuscules inside the root cells, vesicles and hyphae of endomycorrhizal fungus in root tissue.<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_4478\" style=\"width: 324px\" class=\"wp-caption alignright\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4478\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-4478 \" src=\"https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_2.jpg\" alt=\"\" width=\"314\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_2.jpg 360w, https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_2-300x239.jpg 300w, https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_2-195x155.jpg 195w\" sizes=\"(max-width: 314px) 100vw, 314px\" \/><p id=\"caption-attachment-4478\" class=\"wp-caption-text\">Fig 2. Extra-radical hyphae of ectomycorrhizal fungi in rhizopshere soil and on plant roots.<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div>Dans les sols arables, aucune trace de pr\u00e9sence ou d&#8217;activit\u00e9 de champignons ectomycorhiziens ne peut \u00eatre trouv\u00e9e (Cardon et Zoe 2011) ; ceux-ci ont tendance \u00e0 former des partenariats symbiotiques avec les arbres \u00e0 feuilles larges et les conif\u00e8res. La pr\u00e9sence d&#8217;ectomycorhizes sur les racines des arbres se manifeste par des racines caract\u00e9ristiques, raccourcies et \u00e9paissies (figure 2) et par des sporophores : champignons qui apparaissent sous la cime des arbres.<\/div>\n<div>Les champignons ectomycorhiziens arborescents augmentent la r\u00e9sistance aux maladies des racines (par exemple Fomes annosus, Armillaria), ce qui am\u00e9liore la sant\u00e9 des plantes et la survie des nouvelles plantations. Gr\u00e2ce \u00e0 la stabilisation du sol par le r\u00e9seau d&#8217;hyphes, les champignons ectomycorhiziens augmentent les effets anti-\u00e9rosifs des racines des arbres. Le contr\u00f4le mycorhizien de la production de substances foliaires v\u00e9g\u00e9tales (par exemple l&#8217;acide salicylique chez le saule) peut prot\u00e9ger les arbres contre les insectes et, dans ce cas, fournir un antibiotique naturel aux animaux.<\/div>\n<div>Les arbres associ\u00e9s \u00e0 ces champignons mycorhiziens arbusculaires (pommier, cerisier, noyer, peuplier, saule, robinier faux-acacia, m\u00fbrier, fr\u00eane, cornouiller) peuvent servir de r\u00e9servoirs pour les cultures. Dans l&#8217;ensemble, les r\u00e9seaux mycorhiziens dans les syst\u00e8mes agroforestiers peuvent permettre aux arbres et aux cultures arables de communiquer les uns avec les autres et d&#8217;am\u00e9liorer l&#8217;\u00e9change d&#8217;eau et de nutriments.<\/div>\n<div><strong>M\u00e9thodes d&#8217;introduction des champignons mycorhiziens dans les syst\u00e8mes agroforestiers<\/strong><\/div>\n<div>Le meilleur choix pour les nouvelles plantations sont les arbres inocul\u00e9s en p\u00e9pini\u00e8re avec des champignons ectomycorhiziens (figure 3), ou ceux qui sont sujets \u00e0 la mycorhization naturelle en raison de leur emplacement au sein de complexes forestiers. Les esp\u00e8ces d&#8217;arbres locales devraient \u00eatre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es, car elles conviennent id\u00e9alement \u00e0 la zone climatique du syst\u00e8me agroforestier con\u00e7u. Les semis mycorhiz\u00e9s, \u00e0 racines nues ou en mottes (pot), doivent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9s contre la dessiccation. Dans le cas de la mycorhization des boutures, les instructions du producteur d&#8217;inoculum mycorhizien concernant la mani\u00e8re et le moment de l&#8217;application de la pr\u00e9paration au syst\u00e8me racinaire de la plante doivent toujours \u00eatre suivies.<\/div>\n<div>La mycorhization des semis cultiv\u00e9s en mottes est r\u00e9alis\u00e9e en immergeant ceux-ci dans la suspension mycorhizienne \u00e0 la profondeur de la moiti\u00e9 de la motte et en plantant directement les plantes, m\u00e9caniquement ou manuellement.<\/div>\n<div>Les plantes obtenues \u00e0 partir de semis \u00e0 racines nues devraient \u00eatre uniformis\u00e9es en coupant les racines qui sont trop longues, puis de petits lots de semis sont immerg\u00e9s dans la suspension mycorhizienne et plant\u00e9s imm\u00e9diatement.<\/div>\n<div>Dans le cas particulier de la mycorhization du saule conduit en taillis \u00e0 courte rotation (figure 4), ceci ne peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 qu&#8217;apr\u00e8s que chaque saule ait d\u00e9velopp\u00e9 son propre syst\u00e8me racinaire, environ 2-3 mois apr\u00e8s la plantation. L&#8217;application de l&#8217;inoculum doit \u00eatre effectu\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une aiguille d&#8217;application \u00e0 deux trous. Il est essentiel que la temp\u00e9rature \u00e0 10 cm de profondeur ne soit pas inf\u00e9rieure \u00e0 12 \u00b0C. L&#8217;humidit\u00e9 du sol devrait id\u00e9alement atteindre 60% de la capacit\u00e9 de r\u00e9tention en eau.<\/div>\n<div><\/div>\n<div id=\"attachment_4494\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4494\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-4494\" src=\"http:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_3.jpg\" alt=\"\" width=\"520\" height=\"390\" srcset=\"https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_3.jpg 520w, https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_3-300x225.jpg 300w, https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_3-195x146.jpg 195w\" sizes=\"(max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><p id=\"caption-attachment-4494\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 3. Mycorrhized seedlings (on the right) are characterised by improved growth and development of root systems in the first year after planting.<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_4502\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4502\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-tb_medium wp-image-4502\" src=\"https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_4-1-620x349.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"338\" srcset=\"https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_4-1-620x349.jpg 620w, https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_4-1-300x169.jpg 300w, https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_4-1-768x432.jpg 768w, https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_4-1-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_4-1-940x529.jpg 940w, https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tech_article_2_pic_4-1-195x110.jpg 195w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><p id=\"caption-attachment-4502\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 4 Short Rotation Coppice willow combined with legume ley in an agroforestry system at Wakelyns Agroforestry, Suffolk, UK (Jo Smith)<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div>L&#8217;inoculation de champignons mycorhiziens arbusculaires en poudre peut \u00eatre pratiqu\u00e9e comme alternative \u00e0 l&#8217;inoculation des racines, en m\u00e9langeant cette poudre avec de l&#8217;eau et en pulv\u00e9risant sur le sol autour de la plante, ou par enrobage ou injection d&#8217;eau. Cependant l&#8217;efficacit\u00e9 de cette solution est consid\u00e9r\u00e9e plus faible que pour les plantules inocul\u00e9es de fa\u00e7on classique.<\/div>\n<div>Ces mycorhizes arbusculaires sont souvent associ\u00e9es \u00e0 des micro-organismes qui encouragent la croissance des plantes en agissant comme des \u00ab biofertilisants \u00bb. Avec les cultures annuelles, ces biofertilisants peuvent \u00eatre distribu\u00e9s \u00e0 la surface du sol, seuls ou en semant les graines, ou par application dans le sillon. Ils peuvent \u00e9galement \u00eatre appliqu\u00e9s en traitant directement les graines avec un saupoudrage, un purin ou un enrobage. En cas d&#8217;application sur des vergers ou des plantations d\u00e9j\u00e0 \u00e9tablies, il existe des formulations solides de ces biofertilisants, qui peuvent \u00eatre enterr\u00e9 pr\u00e8s des racines \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un dispositif de type herse \u00e0 injection (distributeur Malusa et Ciesielski).<\/div>\n<div>Une bonne ad\u00e9quation de la plante h\u00f4te, du champignon et du g\u00e9notype de la plante est n\u00e9cessaire pour obtenir les meilleurs r\u00e9sultats. Il est donc particuli\u00e8rement important de choisir, pour chaque cas les bons isolats de champignons.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Bonnes pratiques favorisant le d\u00e9veloppement de mycorhizes v\u00e9g\u00e9tales<\/div>\n<div>\n<ul>\n<li>Niveau interm\u00e9diaire d\u2019azote et faible teneur en phosphore dans le sol (Liu 2000, Johnson 1993)<\/li>\n<li>Perturbation faible ou nulle du sol (labour r\u00e9duit, agriculture de conservation) (Galvez et al., 2001, Kabir 2005)<\/li>\n<li>Gestion ad\u00e9quate de la nutrition des cultures (engrais organiques \/ compost \/ engrais \u00e0 lib\u00e9ration lente en quantit\u00e9 raisonnable) (Douds et al., 2012, Ustuner et al., 2009)<\/li>\n<li>Rotations culturales diversifi\u00e9es (Larkin 2008) avec cultures de couverture et l\u00e9gumineuses fixatrices d\u2019azote (Njeru et al., 2015), et en limitant au maximum les familles de plantes non mycorhiz\u00e9es (Brassicaceae, Chenopodiaceae, Linaceae) (Peat and Fitter 1993).<\/li>\n<li>Limitation de l&#8217;application de produits chimiques (Miller et Jackson 1998, Carenho et al., 2000)<\/li>\n<li>Combinaison de l&#8217;inoculation de champignons arbusculaires avec l&#8217;application de biofertilisants et de biopesticides (Weber 2014)<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><a href=\"https:\/\/agroforestrynet.eu\/afinet\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/afinet_treesandcropsrootsandfungi_fr.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Lire l&#8217;article complet ici (PDF)<\/a><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Source: Robert Borek and Andrzej Ksi\u0119\u017cniak (IUNG) La mycorhize est avant tout un partenariat nutritif entre un champignon et une plante. 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